Dégustations Longrow Springbank

Springbank – 16yo – 1992/2009 – 46% – Cask 71 – Berry Bros & Rudd

Springbank est une distillerie qui se fait assez rare chez les embouteilleurs indépendants. Ici, une version de chez Berry Bross and Rudd, mise en bouteille en 2009 mais qui reste encore trouvable chez certains cavistes aujourd’hui. Cette version réduite à 46% est tourbée, ce qui en fait un Longrow (expression tourbée de Springbank) single cask, ce qui est plutôt rare pour être souligné. Profitons de notre chance et goûtons ce précieux whisky !

springbank-1992-bbrNez : Une sensation de fraîcheur intense, mais aussi des marqueurs de jeunesse : bois vert, malt. Le profil semble vraiment particulier : ça ressemblerait presque à spiritueux à base d’agave comme la tequila ou le mezcal. C’est très sucré et le citron prédomine. Malgré le fait que ce Springbank soit une version « peated » (lire Longrow entre les lignes), on distingue peu de fumée ou de notes de tourbe. Des notes savonneuses apparaissent également. Ensuite, on part vers un profil type Lowland : du végétal, des fleurs, de la réglisse. D’ailleurs, la réglisse est la seule note qui nous rappelle qu’on a ici à faire un whisky normalement tourbé… Puis, on aperçoit la mer, avec de jolies notes salines et iodées, le chant des mouettes… Je m’égare… En tout cas, le nez très atypique pour un Springbank.

Bouche : Ah, ils ne s’étaient pas trompés ! Il s’agit bien d’un whisky tourbé ! Des notes légères de fumée, de terre et de réglisse. Nous avons ici une tourbe qui penche davantage vers le végétal que la viande grillée ou l’antiseptique. On a toujours ce côté salé, iodé, sucré, végétal. Le savon est un peu trop présent à mon goût, et la variété de la fleur se précise : de la violette ! Ça n’est en aucun cas dérangeant. Quelques notes fruitées également, avec principalement de la poire. L’alcool est bien intégré et les arômes assez précis. Avec l’ouverture, ce Springbank devient plus rond, plus sucré, plus fruité et le végétal se fait discret. Il y a un peu d’amertume avec des notes de chocolat noir.

Finale : un peu d’amertume. Des fruits iodés, de la réglisse, du chocolat noir. Le côté végétal est quasiment inexistant et la persistance aromatique est plus que correcte.

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