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Brown-Forman rachète Benriach Whisky Company

L’industrie du whisky bouge et n’a pas fini de bouger ! Dernière nouvelle en date, Brown-Forman, le propriétaire de Jack Daniels entre autres, se paye Benriach Whisky Company et ses trois belles distilleries écossaises : Benriach, Glendronach et Glenglassaugh pour la modique somme de 360 millions d’euros.

On savait que les résultats de Benriach étaient très encourageants. Billy Walker, co-propriétaire de Benriach, déclarait en 2014, pour les 10 ans de la société : « C’est fantastique d’être en mesure d’annoncer des profits records pour notre dixième anniversaire. Ces dix dernières années ont été un voyage fascinant… Nous nous trouvons dans l’âge d’or de l’industrie. Il y a une demande sans précédent pour les marques haut de gamme comme la nôtre dans des endroits comme l’Asie, l’Amérique du Nord, en Russie et en Europe ainsi que dans notre marché originel, le Royaume-Uni. ». Évidemment, on pouvait s’attendre à des convoitises.

Il aura fallu attendre ce mercredi 27 avril 2016 pour que Benriach Whisky Company devienne une filiale du groupe Brown-Forman, et par la même, qu’elle passe sous pavillon américain. Paul Varga, patron du groupe, déclarait l’année dernière que « l’Irish whiskey et le scotch étaient des spiritueux de valeur » car ils se vendaient souvent à un prix élevé. Il joint la parole aux actes en devenant propriétaire de trois distilleries écossaises et d’une usine d’embouteillage (Newbridge).

Brown-Forman avait quitté l’industrie du Scotch whisky en 2005 après avoir revendu ses parts de Glenmorangie, dont il était actionnaire depuis 2012, à Moët-Hennessy.

Qu’est-ce que ça va changer pour le consommateur ?

Pour le consommateur, il faudra attendre quelques temps pour voir des changements. Néanmoins, on peut penser sans trop se tromper que la distribution des produits changera. En effet, en 2013 Brown-Forman a quitté son distributeur sur le marché français (Bacardi-Martini) et surtout, depuis janvier 2014, il dispose de sa propre structure marketing et distribution en France. Les tarifs et les gammes risquent d’évoluer avec pour cible les grandes et moyennes surfaces, ce qui n’est pas forcément une bonne chose pour l’amateur de whisky.

Loin de moi l’idée de faire des plans sur la comète, mais tout cela semble confirmer une tendance : la fin des whiskies milieu de gamme pour le développement des gammes GMS et premium, tout du moins, sur le marché français. Peut-être que l’on ne reverra jamais notre Glendronach 15 ans…

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